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juin 14, 2019

par Emilie

Cycle de vie d'un tampon

Le tampon. Cet objet fort pratique, toujours à portée de main dans les sacs à main, accompagne des millions de femmes pendant leurs règles. Il semble bien banal, mais il est pourtant considéré par Greenpeace comme l’un des objets les plus polluants. Matières premières, mode de fabrication, produits toxiques et déchets non dégradables, le tampon est en effet aux rangs des accusés environnementaux… mais heureusement de plus en plus d’alternatives existent ! 

Processus de fabrication des tampons 

Quelles matières premières ?

Il est encore souvent difficile de savoir exactement ce que contiennent les tampons : aucune liste de composants n'apparaît sur les emballages. On sait tout de même que la majorité est composée principalement de viscose, une fibre synthétique fabriquée à partir de pulpe de bois ou de manière artificielle avec du pétrole. Cette dernière solution rend les tampons non biodégradables et donc non écologiques.

Ils contiennent également une part plus ou moins importante de coton. La culture de cette plante est une des plus polluantes qui soit. Elle requiert à elle seule 25 % des pesticides utilisés dans le monde alors qu'elle ne représente que 2,5 % des surfaces cultivées. De plus, il faut 10 000 litres d'eau pour la production de seulement un kilo de coton.

À la facture écologique s'ajoute aussi le coût énergétique dû au transport, le coton étant cultivé principalement en Chine, en Inde et en Afrique. 

Présence de substances nocives pour l'environnement

Lors de la fabrication des tampons, du chlore est utilisé pour blanchir la matière première. Cette opération laisse des résidus de dioxine dans le produit final, un composé chimique aussi toxique pour la santé des femmes que pour l'environnement. Après utilisation du tampon, ces dioxines contaminent les milieux terrestres et marins, pour finir parfois… dans notre assiette ! Cela est plutôt inquiétant, car il a été montré que l'exposition prolongée à ce poison provoquait cancers et perturbation du système immunitaire, entre autres.

Fin de vie d'un tampon

Protections jetables = déchets polluants

Au cours de sa vie, chaque femme jette en moyenne entre 10 000 et 15 000 protections hygiéniques à la poubelle. Or, il faut 500 ans à un tampon pour disparaître. La viscose synthétique se dégrade en effet très mal et entre dans la catégorie des microplastiques désormais présents dans tous les écosystèmes, notamment dans les fonds marins. On estime que plus de 8 millions de tonnes sont rejetés annuellement dans la mer, provoquant la mort de millions de poissons, mammifères marins et autres organismes vivants.

Emballages et applicateurs

A cette longue liste de matières et procédés polluants s’ajoutent les emballages individuels et les applicateurs plastiques. Ces déchets non recyclables participent un peu plus chaque jour à l'agrandissement du 7e continent de plastique au milieu de l’océan Pacifique.

Un constat inquiétant, mais pas inévitable 

Des tampons plus respectueux des femmes et de la planète 

Des alternatives plus durables et respectueuses de l'environnement se développent peu à peu. De jeunes marques proposent aujourd’hui des tampons fabriqués en coton bio, sans viscose et non blanchis au chlore, ainsi que des applicateurs fabriqués en carton recyclable. Même le géant des protections hygiéniques Tampax commercialise depuis peu des tampons en coton bio issu de filières responsables, avec des applicateurs composés à 90% de plastique végétal. Malheureusement, ces tampons ont toujours un impact non négligeable sur la planète, et aussi sur nos porte-monnaie : ils coûtent en moyenne deux fois plus cher que les tampons classiques !

Des alternatives 0 déchet 

Les protections réutilisables telles que les cups ou les culottes de règles sont de très bonnes solutions pour celles qui souhaitent limiter leurs déchets pendant leurs règles. Les plus aventurières d’entre nous peuvent même se passer totalement de protection périodique en essayant le flux instinctif libre !