Satisfait.e ou remboursé.e*

 Parrainez un.e ami.e

0

Votre panier est vide

juillet 22, 2019

Par Valérie.

Comment le stress affecte-t-il les règles ?

 

Retard de règles, menstruations absentes : le cycle menstruel dépend des hormones dont l'équilibre fragile peut être perturbé par divers facteurs. Au premier rang desquels : le stress véritable fléau de notre société moderne dont les effets dévastateurs sur l’organisme touchent de nombreuses femmes. Comment le stress affecte-t-il les règles ? Nous passons en revue les différents effets que ce grand perturbateur de cycle peut avoir sur nos menstruations.

 

Stress, hormones et cycle menstruel : le triangle infernal

Pour faire face au stress, l’organisme sécrète un certain nombre d’hormones en trop grande quantité par rapport à la normale. Il s’agit notamment des sécrétions d'adrénaline (surnommée l'hormone guerrière) et de cortisol (surnommé à juste titre l'hormone du stress). Et c’est sur cette deuxième hormone, le cortisol, que nous allons nous pencher.  

Faisons les présentations ! En temps ordinaire, le cortisol sécrété par les glandes surrénales est une hormone vitale qui régule la glycémie et la pression artérielle, participe au développement osseux et agit comme un anti-inflammatoire naturel. En période de stress, le cortisol est libéré en quantité élevée ce qui peut avoir une incidence entre autres sur :

  • les sécrétions de progestérone et d’œstrogène (réduction de la progestérone et élévation de l’œstrogène avec effets potentiels sur l’ovulation) ;
  • la production de GABA, un neurotransmetteur capable de diminuer les douleurs (baisse de la production de GABA avec effets potentiels sur le syndrome prémenstruel) ;
  • la fonction thyroïdienne (le cortisol supprime la sécrétion de TSH et empêche la glande thyroïde de produire l’hormone T4 avec effets potentiels sur la fonction ovarienne).

 

Aménorrhée : est-ce que le stress peut arrêter les règles ?

L'exposition prolongée à un stress important peut conduire à l'absence de règles totale. On parle d'aménorrhée lorsque les menstruations sont absentes plus de trois mois consécutifs. D'autres facteurs psychologiques peuvent expliquer ce phénomène et il s'avère parfois difficile de démêler nos états mentaux : état de choc, dépression, anxiété.

En tout état de cause, avant de penser au stress, il est nécessaire d'écarter certaines raisons physiques : 

  • grossesse (pour en avoir le cœur net, n’hésitez pas à faire un test de grossesse) ; 
  • allaitement prolongé (on parle d’aménorrhée de lactation durant laquelle les femmes n’ont pas de règles et n’ovulent pas) ;   
  • contraception hormonale (pilule contraceptive, stérilet hormonal, implant contraceptif peuvent diminuer les saignements voire provoquer une absence de règles) ;
  • intervention chirurgicale sur l'utérus (curetage, conisation, amputation du col…) ;
  • ménopause précoce ou physiologique ;
  • dystrophie ovarienne ou syndrome des ovaires polykystiques ;
  • maladie auto-immune (diabète de type I, lupus, myasthénie, maladie de Crohn, polyarthrite rhumatoïde…) ;
  • anorexie (l’absence de règles touche environ 90 % des malades anorexiques).

Des règles peu abondantes à cause du stress, c’est possible ?

Un stress psychique peut avoir des répercussions sur les ovaires. On parle cette fois d’insuffisance ovarienne qui aura pour conséquence un flux léger pendant les règles. Ce phénomène se produit principalement au moment des premières règles lors de la puberté ou au moment de la ménopause. Si le fait d'avoir des saignements légers n'est pas en soi problématique, ces symptômes peuvent nous aider à déceler des troubles plus profonds qui pourraient entraîner des complications. À surveiller !

 

Irrégularité et dérèglement, quand le stress joue avec la durée de votre cycle

Votre cycle menstruel est irrégulier ? Il dure parfois 45 jours, parfois 15 ? Si vous constatez cette irrégularité de manière ponctuelle, il n'y a pas d'inquiétude à avoir. Vous avez peut-être eu un mois difficile… En revanche, si ce phénomène perdure, il est nécessaire de consulter un gynécologue, car ces irrégularités au niveau des hormones pourraient être liées à la présence d'un kyste de l'ovaire ou d’un syndrome des ovaires polykystiques. Si aucun trouble physique n'est diagnostiqué, le stress pourrait selon toute hypothèse être la cause de votre cycle menstruel irrégulier.

Le fait de ne jamais savoir quand vos règles vont arriver peut avoir des conséquences plus ou moins problématiques. Déjà, être à l'affût sans arrêt risque d'augmenter encore plus votre stress et vous enfermer dans un cercle vicieux. De plus, si vos menstruations apparaissent trop souvent de manière rapprochée, vous risquez de frôler l’ épuisement notamment à cause de la perte régulière de fer.

L'idéal encore une fois est de consulter un spécialiste qui pourra trouver avec vous les meilleurs médicaments en attendant de réussir à diminuer votre stress.

 

Règles douloureuses : la dysménorrhée

Une étude parue en décembre 2004 dans le journal scientifique Occupational & Environmental Medicine a mis en évidence l’ influence du stress sur les règles douloureuses. Les auteurs ont ainsi démontré que les femmes exposées à une importante dose de stress avaient deux fois plus de chance de souffrir de dysménorrhée. Les chercheurs ont noté à cette occasion que le stress provoque chez de nombreuses femmes plus de douleurs pendant la phase menstruelle (phase au cours de laquelle la muqueuse utérine se désintègre et s’écoule par le vagin) et la phase proliférative (phase durant laquelle la muqueuse utérine se reconstitue). Le stress génère moins de douleurs pendant la phase sécrétoire (phase pendant laquelle la muqueuse utérine épaissit suite à l’ovulation).

  

Que faire face au stress ?

La bonne nouvelle avec les troubles du cycle provoqués par le stress, c’est qu’ils sont réversibles ! En général, il n’y a aucune raison de s’alarmer ! Si l’irrégularité de votre cycle est réellement importante, votre gynécologue vous proposera peut-être des médicaments anti-douleur, un traitement hormonal voire des antidépresseurs. La plupart du temps, le cycle se rétablit de lui-même, une fois le stress disparu. La meilleure manière de gérer la situation consiste à traiter le problème de stress à la racine. Couper toutes sources de pression étant presque impossible, la stratégie la plus profitable repose sur une diminution des foyers de tension et une prise en charge naturelle de sa santé. Pour soigner les effets du stress sur le cycle menstruel (dont les fameuses douleurs liées au syndrome prémenstruel), pourquoi ne pas se tourner vers les médecines douces comme l’homéopathie, l’acupuncture, la phytothérapie ou l’aromathérapie ? Un style de vie plus sain peut aussi avoir un rôle bénéfique. Voilà l’occasion dire au revoir aux cigarettes, à l’alcool et au café et dire bonjour aux compléments alimentaires comme le magnésium et la vitamine B6 ! La pratique régulière d’une activité physique relaxante peut aussi vous aider à évacuer le stress et à retrouver l'harmonie du corps et de l'esprit : à vous le yoga, la sophrologie, la tai chi, le qi gong ou la méditation.