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novembre 18, 2019

Par Emilie

Tout savoir sur les suites de couches

Suites de couches, retour de couches… Ce ne sont pas des synonymes ! Ces deux phases qui suivent successivement l'accouchement sont souvent confondues et mal connues des jeunes mères. Alors voyons ensemble les changements que leur réserve leur corps après l’accouchement.

Les suites de couches : définition

Les suites de couches, c’est la période débutant à la fin de la grossesse et finissant au moment du retour des premières règles, qu'on appelle communément le retour de couches. Elle dure généralement quelques semaines pendant lesquelles la jeune maman va saigner plus ou moins abondamment… un moment fort sympathique en somme !

Comment se passent concrètement les suites de couches ?

Pendant les suites de couches, l'utérus se contracte pour retrouver sa forme initiale. Ce phénomène s'accompagne de pertes sanguines qui ont le doux nom de lochies. Ce sang est composé de débris de l'endomètre mais aussi de sécrétions dues à sa cicatrisation.

Les lochies sont sanglantes les premiers jours puis deviennent plus claires au bout d'une semaine. Vers le jour 12, elles sont de nouveau abondantes et épaisses : c'est ce que l'on appelle le petit retour de couche. Mais ce ne sont toujours pas de « vraies » menstruations. Ces saignements dureront jusqu'à 6 semaines après l'accouchement. Attention ! S'ils deviennent malodorants, consulter votre gynécologue, cela peut être le signe d'une infection.

Et d'un point de vue psychologique ?

Certaines femmes peuvent facilement se sentir débordées par leur nouveau-né, une fatigue extrême due à un accouchement difficile, mais aussi une dépression post-partum ou encore par une cicatrisation du périnée douloureuse. La gestion de longs saignements ne leur facilite de toute évidence pas la tâche.

N'hésitez donc pas à prendre un rendez-vous à domicile avec une sage-femme pour vous faire examiner. Ce sera l'occasion de parler de vos difficultés et de vos émotions. Avant l'arrivée de notre enfant, on a tendance à tout idéaliser et le retour à la réalité peut être un véritable choc, surtout quand on a l’impression que notre corps est en chantier. Il est difficile d'en parler à son entourage et c'est pourquoi s'adresser à cette professionnelle ne pourra vous faire que du bien.

Quelle protection utiliser pendant mes suites de couches ?

Les suites de couche ne sont pas de simples menstruations. Il est donc nécessaire d'adapter ses protections pour prendre le moins de risque possible. Après un accouchement, tout le système génital est fragilisé. Il est particulièrement important de limiter tout risque d'infections. Pour cette raison, il est fortement recommandé de n'utiliser que des protections hygiéniques externes – cup et tampons resteront au placard au moins jusqu’au retour des règles !

Comme les saignements durent plusieurs semaines, les serviettes hygiéniques ne sont pas très indiquées non plus. À force d'en porter jour et nuit, vous risquez de récolter irritations et mycoses… Sans parler des problèmes récurrents de fuite et d'inconfort.

Les culottes menstruelles sont particulièrement adaptées aux suites de couches, dès 7 jours après l’accouchement. Elles ont une très grande capacité d'absorption tout en étant discrètes et confortables. De plus, elles sont également efficaces pour gérer les fuites urinaires qui sont monnaie courante après un accouchement. Les utiliser au quotidien vous enlèvera un poids des épaules.

Les suites de couches pathologiques

Sachez que si pour des raisons directement en lien avec votre accouchement vous ne pouvez pas retourner travailler, votre médecin peut vous accorder un congé de suites de couches pathologiques. Les raisons les plus courantes sont une dépression post-partum, également connue sous le nom de baby-blues, des difficultés à récupérer d'une césarienne ou encore des complications infectieuses.

Ce congé sera pris à la suite de votre congé maternité postnatal afin d'assurer une continuité de votre arrêt. Il durera 28 jours maximum et sera indemnisé à hauteur de 50 % de votre salaire. Cependant, certaines conventions collectives prévoient un complément pour un remboursement total.