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juillet 10, 2020

Par Elise

Passer à une contraception naturelle

Déjà convaincue par les protections périodiques écologiques, et fatiguée des hormones de synthèse ou de l’amour sous plastique, vous avez envie d’un retour aux sources. Pour la suivre, il existe plusieurs méthodes de contraception naturelle. Certaines sont plus fiables que d’autres, mais toutes nécessitent une grande écoute de son cycle menstruel et de son corps. Tant mieux, c’est aussi de cette façon qu’on le respecte au mieux. Mais attention bien sûr, pas question de retirer le préservatif avec votre partenaire sans avoir fait des tests au préalable côté MST. Petit point sur différentes méthodes pour choisir celle qui vous correspond.

La méthode Ogino : c’est no !

Moins fiable parmi toutes, cette contraception naturelle a fait son temps. Imaginée en 1975 par un gynécologue japonais, elle nécessite l’observation de son cycle pendant un an, sans pilule contraceptive ni stérilet chimique. De là, on voit si on est parfaitement réglée, puis on doit faire des calculs précis pour connaître les jours durant lesquels on ne risque pas de tomber enceinte. Et Mr Ogino nous en laisse à peu près 3 par mois. Ça risque de plomber un peu notre vie sexuelle ! Mais surtout, l’indice de Pearl de cette méthode (qui note sa fiabilité et le risque de tomber ou non enceinte) est trop bas. Mieux vaut passer son tour.

La méthode Billings, pour celles qui sont à l’aise

Cette fois, on part en Australie avec cette méthode créée il y a 50 ans par un couple de médecins. Ici, ni calculs mathématiques ni thermomètre, on se sert de ses doigts et de ses yeux. Nous voici experte en glaire cervicale, cette sécrétion visqueuse produite par notre utérus qui équilibre notre flore vaginale et nettoie notre vagin, et peut faire barrage aux spermatozoïdes. Ou au contraire leur laisser le passage. Poreuse en période fertile et épaisse le reste du cycle, sa texture est un bon indice côté contraception. Chaque matin, on l’observe mains bien propres en allant la chercher au doigt dans notre vagin. Épaisse, opaque et blanche ? Feu vert pour les câlins. Fluide et translucide ? Danger. C’est une méthode plutôt fiable à condition que la texture de nos glaires ne soit pas modifiée par une infection.

La symptothermie ou la méthode de la température

Avec cette méthode, on observe deux signes de fertilité féminine au quotidien. La glaire cervicale (comme pour la méthode Billings) et notre température matinale pendant une partie du cycle menstruel. Cette méthode est donc encore plus fiable que la précédente si on la suit à la lettre. A cet effet, on se sert d’un graphique pour suivre l’évolution de sa courbe de température - les hormones jouant un rôle sur celle-ci - dont la progestérone qui augmente la température corporelle et indique l’ovulation. Le plus simple est de télécharger une application pour smartphone pour ne pas s’y perdre. Mais il faut quand même rester très attentive à ce qui se passe dans notre corps car le numérique ne fait pas tout ! Notre température peut se retrouver en hausse à cause d’un rhume par exemple.

La méthode Mama pour les jeunes mamans

Dite aussi « méthode de l'allaitement maternel et de l'aménorrhée » cette contraception naturelle est utile après l’accouchement quand on ne peut plus miser sur les méthodes précédentes tant notre cycle est chamboulé. On va alors profiter du fait qu’en allaitant, on sécrète de la prolactine : une hormone qui a le pouvoir de stopper l’ovulation. Attention tout de même, la sécrétion de la prolactine ne se fait pas en continu, il est donc nécessaire de donner le sein 5 à 6 fois par jour pour que cette technique soit efficace. On peut s’y fier les deux premiers mois après la venue de bébé, si on a encore l’énergie de faire des galipettes.

Le retrait… pour les téméraires

Enfin, si notre homme ressent très bien le moment où il va éjaculer et sait sortir à temps de notre vagin, on devrait être tranquille. Sauf que le liquide séminal sécrété par monsieur au début du rapport sexuel (aussi appelé rosée du désir) peut contenir des spermatozoïdes. En petite quantité certes, mais si vous êtes très fertile, c’est risqué. De plus cette méthode est généralement frustrante pour les deux partenaires qui se retrouvent coupés dans leur élan vers le plaisir. A moins de pratiquer le sexe tantrique :)