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août 19, 2019

Par Sophia

Les règles abondantes, le dernier défi de la femme libérée ?

Lorsque j’ai mes règles, j’ai l’impression d’être une paria - « Individu hors caste, dont le contact est considéré comme une souillure ». J’ai ce que l’on appelle des règles abondantes, voire très abondantes.

Le tabou des règles abondantes

Je les appelle les chutes du Niagara. Et même cette petite comparaison exprimée d’un ton léger (à tort) devant mon chéri m’a voulu un « tu n’es pas obligée de me donner les détails ». Il est autrement un être très compréhensif et mature. C’est jolie pourtant les chutes du Niagara, heureusement que je n’ai pas dit « c’est les chutes du placenta ».

Je m’arrange pour ne pas le voir pendant le débarquement, son regard mêlé de gêne, de déception et de dégoût quand je lui explique la raison pour laquelle on ne s’amusera pas ce soir me donne envie de le quitter.

Je ne vais pas non plus me faire épiler le maillot parce que j’ai peur de devenir une histoire glauque dans le répertoire de mon esthéticienne. Vous savez une des anecdotes qu’elle vous raconte quand vous lui demandez, c’est quoi le pire qui te soit arrivée en institut ? « la nana, elle avait ses règles et ... »

J’ai arrêté d’être honnête pour expliquer mes voyages incessants aux toilettes lorsque j’avais oublié de prendre des tampons. À un simple « j’ai mes règles », mon meilleur ami m’a répondu « tu n’es pas obligé de tout me raconter ». Et pourtant, je lui ai compté des choses bien plus intimes et imagées, qui, elles, l’ont toujours bien fait rire.

Les stratégies pour éviter la tache de sang

À cause de ce merveilleux trait de caractère de mes règles, l’abondance, j’ai démultiplié les stratégies de survie.

J’ai essayé de développer une capacité bionique à sentir une tache dans mon dos, mais les résultats sont inconsistants. Du coup, je pars après tout le monde, au bureau, au resto, etc. Je suis toujours la dernière quand j’ai mes règles...

J’ai aussi décidé d’utiliser mon sac comme protection anti-honte. Je le porte en bandoulière, à la manière dont les amazones portaient leur archer, pour cacher mon derrière. Malheureusement, ça ne cache pas la chaise, le canapé ou le siège de voiture sur lequel je viens de marquer mon territoire !

Je m’invente aussi des maladies du ventre diverses et variées pour justifier mes crampes et mes allers-retours aux toilettes. Tout le monde a fini par penser que j’avais une gastro chronique ou une dépendance ponctuelle à la cocaïne.

Rien n’y fait, régulièrement, je me lève et une tache sur le cousin, la chaise, le drap se profile… Et j’ai littéralement envie de m’enfoncer dans un trou. La dernière fois que ça m’est arrivée, c’était chez moi sur le canapé-lit de mon studio. Je buvais l’apéro avec une nouvelle connaissance. Je ne l’ai jamais revue...

La culotte de règle : enfin la libération !

Soyons sérieuses une minute. Finalement, la catastrophe n’arrive pas aussi souvent que je le crains. Mais c’est ça le plus triste, tous ces moments où je suis dans la crainte, la retenue, la stratégie et la honte pour rien.

Quand j’ai mes règles, je ne suis plus dans le présent, je n’écoute pas ce que l’on me dit, je ne vais pas où je veux, je ne pense qu’à la tache, je suis obsédée par la tache. Mais depuis que j’ai découvert la culotte pour règles,je suis une femme libérée.

Je l’utilise avec un tampon dans mes jours de marées hautes et je n’hésite plus à accepter la proposition d’un ami de me ramener de soirée dans sa voiture avec des sièges beiges... Je sais que grâce à ma nouvelle alliée, les fuites c’est du passé !