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octobre 06, 2020

Par Élise

Les perturbateurs endocriniens : ennemis de notre système hormonal

 

On entend parler régulièrement de ces ennemis invisibles. Présents dans l’air, dans notre alimentation, nos crèmes de beauté et même certaines protections périodiques, les perturbateurs endocriniens dérèglent nos glandes endocrines et nos hormones. Mais quels sont les risques ? Et comment les éviter au maximum ?

 

Perturbateurs endocriniens : qui sont-ils ?

L’OMS les définit comme : « une substance ou un mélange exogène altérant les fonctions du système endocrinien et induisant de ce fait des effets nocifs sur la santé d'un organisme intact, de ses descendants ou au niveau des (sous)-populations ». A vos souhaits ; ) ! Dans le jargon, on doit comprendre qu’il s’agit d’un agent chimique qui produit des interférences avec le système hormonal (de l’humain ou de l’animal).

Rappelons que nos hormones sont sécrétées par nos glandes endocrines et envoient des messages via le réseau sanguin à nos organes en passant par leurs récepteurs, jouant ainsi sur leur comportement. Elles régulent entre autre notre température corporelle, notre faim et notre satiété, notre libido, notre sommeil, notre rythme cardiaque, notre métabolisme de graisses, notre niveau d’insuline… et jouent un rôle fondamental à la puberté. Rien que ça !

Les perturbateurs endocriniens eux se fixent sur les récepteurs de nos organes à la place de nos hormones, en les « imitant ». Mais en induisant des comportements ... inadaptés !

 

Où se cachent-ils ?

Les perturbateurs endocriniens « volontaires » 

- Dans nos pharmacies

On peut volontairement décider de tromper notre système hormonal. C’est le cas quand on prend une pilule contraceptive ou un traitement contre la stérilité. Mais aussi des stéroïdes anabolisants (dangereux!) pour augmenter sa masse musculaire grâce à la testostérone.

 

Et les autres …

- Dans l’eau

Les hormones de synthèse de la pilule contraceptive notamment, ou certains antidépresseurs et antibiotiques pouvant perturber la glande thyroïde, se retrouvent dans nos eaux usées via les urines ou la matière fécale de leurs usagers et persistent des années dans l’environnement et l’eau du robinet à une quantité infime mais non négligeable.

- Dans l’air

Les particules fines rejetées dans l’air par nos usines et nos voitures font partie des perturbateurs endocriniens, mais aussi certains agents contenus dans les peintures de nos intérieurs, certaines colles ou vernis, et même nos moquettes et nos literies ( le polybrominated diphenyl ethers y est presque systématiquement présent …)

- Dans l’alimentation

Culture intensive et pesticides nuisent à ce que nous mangeons chaque jour. Ainsi on retrouve les perturbateurs endocriniens dans les fruits et légumes, mais aussi certains poissons ingérant du plastique rejeté dans les océans, certaines viandes nourries aux antibiotiques, le lait (même chose), les œufs, les conserves bourrées de conservateurs...

- Dans les produits cosmétiques

40 % de nos produits d’hygiène et de beauté contiennent au moins un perturbateur endocrinien. Shampoings, déodorants, dentifrices, crèmes, démaquillants, baumes à lèvres, fond de teint… et en tête du classement : les vernis à ongle.

- Dans nos emballages et nos casseroles

Poêles ou casseroles abîmées contenant du téflon, biberons en plastique contenants du bisphénol A (un œstrogène synthétique), canettes de soda en alu… des résidus se glissent dans nos assiettes ou le lait de bébé.

- Et…. Dans certaines protections hygiéniques !

Pourtant interdits en Europe, on retrouve le lindane et le quintozène dans la compositions de tampons et de serviettes hygiéniques. Parfois même du glyphosate et des hydrocarbures !

 

Quelles conséquences ?

Sans verser dans la psychose, il faut savoir qu’être en présence permanente de certains perturbateurs endocriniens peut augmenter le risque de cancer. Côté bébé et jeune enfant, sa croissance peut-être gênée. Chez la femme, le cycle menstruel peut se retrouver perturbé, elle peut aussi développer des kystes aux ovaires. Chez l’homme, les spermatozoïdes sont touchés. Et la femme enceinte est plus vulnérable tout comme le fœtus, bien sûr.

 

Lutter contre les perturbateurs endocriniens

On peut toutefois limiter notre consommation de perturbateurs endocriniens de plusieurs façons :

- en privilégiant une alimentation biologique

- en se renseignant sur la qualité de l’eau dans notre commune et au besoin en la filtrant (attention, le choix de l’eau en bouteille n’est pas la solution : de nombreuses eaux minérales contiennent des métaux lourds et des perturbateurs endocriniens du fait du contenant en plastique)

- en choisissant des cosmétiques bio et en surveillant la composition des autres (bannir les parabènes, oxybenzone, phtalates, résorcinol…)

- en nettoyant chez soi avec des produits naturels (vinaigre blanc, savon noir, bicarbonate…) et en bannissant les récipients en plastique

- en adoptant des protections périodiques sans danger comme la culotte menstruelle (dite aussi culotte de règles)

Prenez soin de vous, de la planète et des vos enfants !