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mars 02, 2020

Par Elise

Le syndrome du choc toxique : entre psychose et non-dit qu’en est-il vraiment ?

Le 9 janvier 2020, la jeune Maëlle, 17 ans, décède des suites d’un choc toxique. Elle aurait pu être sauvée si le bon diagnostic avait été posé. Choqués, les internautes et les journalistes s’emparent du sujet, qui depuis inonde la toile. Et ça fait froid dans le dos. Alors doit-on toutes paniquer chaque fois qu’on a nos règles ? Comment peut-on se prémunir du syndrome du choc toxique et quels sont les risques réels que cela nous arrive ? Voici nos réponses et nos conseils pour rester sereines et bien protégées. Dans tous les sens du terme.

Qu’est-ce que le syndrome du choc toxique ?

Le syndrome du choc toxique - aussi appelé SCT menstruel - est une maladie infectieuse rare (il existe en moyenne 0,4 % de risque de la contracter). Elle est due au staphylocoque aureus, une bactérie présente naturellement dans le vagin de 4 % des femmes et pouvant produire une toxine dangereuse, la TSST-1. Parmi ces femmes, seule une sur dix n’a pas l’anticorps pour la combattre : c’est uniquement dans ce cas qu’une infection peut se propager par le sang à tout son organisme, et provoquer la destruction de certains de ses organes, et dans les cas extrêmes, sa mort.

Comment contracte-t-on le STC et quels sont les symptômes ?

Le STC est une maladie rare, mais potentiellement mortelle (comme dans le cas de Maëlle) ou pouvant nécessiter une amputation, (comme c’est arrivé au mannequin Lauren Wasser, amputée d’une jambe). Ces femmes ont en commun le port d’une protection hygiénique interne, et la présence du staphylocoque aureus dans leur organisme. Celui-ci peut en effet, durant le cycle menstruel et lorsqu’on porte une protection interne sur une durée trop longue, rester coincé au niveau du vagin sans pouvoir s’évacuer. S’il atteint une forte concentration, il va entrainer une intoxication de l’organisme par le sang.

Les symptômes principaux du choc toxique ressemblent à ceux d’une grippe ou d’une gastro-entérite : fièvre, migraine, vomissements et diarrhée. C’est pourquoi de mauvais diagnostics peuvent être posés, notamment à cause de tabous encore présent sur les règles, même dans les sociétés occidentales.

Les tampons responsables du choc toxique ?

S’ils ont longtemps été pointés du doigt pour les substances chimiques qu’ils contiennent, les tampons en eux-mêmes ne seraient pas la cause des chocs toxiques recensés. Selon le dernier rapport de l’ANSES - l’agence nationale de sécurité sanitaire - c’est la stagnation du sang durant le port de protections intravaginales qui favorise un milieu de culture pour le staphylocoque et peut déclencher un SCT. Cela vaut donc aussi pour la cup menstruelle, malheureusement présentée comme une protection périodique moins agressive que le tampon. L’ANSES réclame de ce fait aux fabricants une information plus claire sur les risques de choc toxique liés à l’utilisation de leurs protections.

Eviter le choc toxique : prendre les bonnes habitudes

S’il ne s’agit pas de tomber dans la psychose, des gestes simples peuvent suffire à éliminer les risques de SCT, et tout simplement à prendre soin de votre intimité.

Si vous souhaitez porter une protection interne type tampon ou coupe menstruelle, il est impératif de :

  • Toujours vous laver les mains avant de placer votre tampon ou votre cup

  • Placer la protection avec douceur : des microtraumatismes entrainant des plaies dans la muqueuse vaginale peuvent accentuer les risques de SCT

  • La changer ou la vider toutes les 4 heures maximum 

  • Ne pas en porter la nuit

  • Choisir des tampons au pouvoir absorbant minimum même en cas de règles abondantes : la quantité de sang stagnant dans le vagin multiplie les risques

  • Alterner avec des protections externes type serviettes hygiéniques  ou culotte menstruelle

  • Si vous avez reçu un diagnostic de SCT évitez totalement les cups et les tampons

Libres de toutes substances chimiques pouvant abimer  votre flore vaginale, les culottes de règles préservent du risque de SCT. Leur coût est vite amorti quand on pense à ce que l’on peut dépenser sur l’année en tampons ou serviettes, et puis on peut les porter plus longtemps !