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mars 12, 2020

Par Elise

Être féministe : ça veut dire quoi en 2020 ?

Féminisme- définition du Larousse :Mouvement militant pour l'amélioration et l'extension du rôle et des droits des femmes dans la société.

Simone de Beauvoir, Les Femens, Virginie Despentes, Beyoncé … Souvent stigmatisées comme des empêcheurs de tourner en rond ou des rétrogrades, les féministes ont pourtant bien des visages. Certaines, enfin certains sont même des hommes. De quoi faire vriller l’écriture inclusive. Mais ça veut dire quoi être féministe aujourd’hui ? Quels sont les combats qui restent à mener pour les droits des femmes ou simplement leur place, chez nous et dans le monde ? Petit retour sur l’histoire du féminisme et de son état actuel.


Un peu d’histoire...

Le féminisme ne date pas d’hier. Déjà sous l’Antiquité, la poétesse Sappho revendiquait la place des femmes dans ses poèmes amoureux, qu’elle écrivait depuis l’île de Lesbos (île grecque qui donna le terme lesbienne). Au Moyen Age, l’écrivaine vénitienne Christine de Pizan se battait contre l’idée répandue que la connaissance pervertissait les femmes. En France, c’est la Révolution qui ouvre le bal avec Olympe de Gouges et sa Déclaration du droit des femmes. Viennent ensuite les luttes pour le droit de vote et celui à l’éducation. On parle aussi de première vague féministe. Puis celles dénonçant les inégalités des lois et des rôles dans la société, et abordant la liberté sexuelle. C’est la seconde vague. Aujourd’hui, entre autres avec le mouvement #Metoo, le féminisme est plus fort que jamais.

Être féministe aujourd’hui

Souvent perçu comme désuet et dérangeant, le féminisme est devenu un produit marketing. Chez Dior, on peut acheter un t-shirt « We should all be feminists » - référence à l’écrivaine nigériane Chimamanda Ngozi Adichie -pour 550 euros… Et c’est juste un exemple. Certaines vidéos féministes sont aussi virales sur les réseaux sociaux, comme la récente « Be a Lady they said » qui liste les injonctions faites aux femmes sur leur physique et leur tenue, et on peut assister à des prises de position publiques en pleine cérémonie des Oscars, comme celle de Florence Foresti quittant la salle à l’annonce de la nomination de Roman Polanski. Non le féminisme n’est pas un mouvement archaïque.

Le féminisme prend bien des formes : intersectionnel, écoféminisme, féminisme égalitaire, féminisme de la différence, féminisme radical, transféminisme… Il n’y a pas une mais mille façons d’être féministe, en passant par les différents courants, les différents pays et les actions entreprises. 

Qu’on adhère ou non à ces mouvements, on ne peut nier que les inégalités entre les sexes perdurent en Occident et dans le reste du monde, et que le sexisme et les violences faites aux femmes n’ont jamais cessé d’exister. Voici une liste non exhaustive des combats qu'il reste à mener.

Une femme sur deux victime de sexisme

C’est ce que confirme un rapport publié en janvier 2019 par le Haut commissariat à l’égalité.

Une femme violée toutes les 9 minutes 

...En France. Alors imaginez dans le reste du monde. Aux viols s’ajoutent les violences conjugales, jusqu’aux féminicides. Au Japon, le manga véhicule l’idée que le viol, c’est sexy. En Turquie, une loi risque de légitimer le viol sur mineures en échange du mariage (forcé).

Des salaires toujours inégaux

Moins de postes à responsabilité, temps partiels et salaires différents à tâche égale. Oui encore aujourd’hui.

Pas les mêmes droits

Quand elles manifestent pour leurs droits - comme celui de passer le permis de conduire en Arabie Saoudite, ou celui de ne pas porter le voile en Iran - certaines femmes finissent encore emprisonnées ou lapidées. 

L’interdiction de disposer de son corps 

Le droit à l’avortement ou à la contraception féminine n’est jamais un acquis. Pensons au retour en arrière opéré en Espagne en 2010, ou au président des Etats Unis, le profondément misogyne Donal Trump, qui défile contre l’avortement. Rappelons-nous que des milliers de femmes subissent encore l’excision. Et qu’en Inde, l’interdiction du commerce des ventres n’est encore qu’un projet de loi.

Le tabou persistant sur les règles

Au 21ème siècle, les menstruations sont encore tabou, rendent les femmes honteuses voire impures dans certains pays où elles doivent rester à la maison à cette période. C’est même un facteur de déscolarisation ! Côté hygiène, les protections périodiques, trop chères, ne sont pas accessibles à toutes.