Comprendre le cycle menstruel

par Emilie

Comprendre le cycle menstruel

De la puberté à la ménopause, nous expérimentons environ 500 cycles menstruels. Puisqu’ils influencent notre humeur, notre appétit, notre libido et bien sûr notre fécondité, il est essentiel de bien comprendre leur fonctionnement. Si vous avez un peu oublié vos cours de SVT sur le sujet, c’est le moment de réviser avec nous pour apprendre à mieux connaître votre corps !

Définition du cycle menstruel

Le cycle menstruel dure 28 jours en moyenne. Il se définit comme la série de modifications subies par l'endomètre - la paroi interne de l’utérus - chaque mois en réponse aux variations des concentrations sanguines des hormones ovariennes : la progestérone et les œstrogènes. Il a pour but de préparer l'utérus à accueillir comme il se doit l'embryon issu d'une éventuelle fécondation.   

La phase menstruelle

C'est la phase dont nous parlons le plus ici : les menstruations. Le premier jour des règles est considéré comme le jour 1 d'un nouveau cycle. D'une durée moyenne de 4 jours, cette phase correspond au détachement et à l'évacuation des tissus de la couche fonctionnelle de l'endomètre, provoquant des saignements plus ou moins abondants. Le taux d'hormones est alors au plus bas mais les œstrogènes augmentent de nouveau à partir du jour 5.

Pendant cette période, avoir des rapports sexuels est tout à fait possible, cela permet même de calmer les douleurs des règles paraît-il. Rappelons tout de même que contrairement aux idées reçues le risque de tomber enceinte n’est pas nul !

La phase proliférative ou préovulatoire

Se déroulant des jours 6 à 14, cette étape prépare les parois utérines à recevoir un ovule fécondé. Le taux d'œstrogènes augmente progressivement, ce qui entraîne différents phénomènes :

• Un nouvel épaississement de l'endomètre et la fabrication de récepteurs pour la progestérone qui aura un rôle essentiel à jouer en cas de fécondation.

• Au jour 14, le taux de production d'œstrogènes arrive au maximum, ce qui incite l'hypophyse, une glande du cerveau, à produire deux hormones influençant le cycle ovarien : la LH et le FSH. La présence soudaine de ces deux substances chimiques dans l'organisme provoque l'ovulation, c'est-à-dire la libération d'un ovule dans les trompes de Fallope. Pendant ce cours instant, certaines femmes peuvent ressentir une douleur dans le bas ventre due à l'étirement de la paroi ovarienne.

• La glaire cervicale, qui est une sécrétion plus ou moins épaisse se situant devant le col de l'utérus, est rendue claire et cristalline. Cette transformation de texture a pour objectif de faciliter le passage des spermatozoïdes vers l'utérus.

Au moment de l'ovulation, la température corporelle augmente légèrement. Cette indication est utilisée par certaines femmes comme moyen contraceptif, ou au contraire pour privilégier les rapports sexuels au bon moment et ainsi avoir plus de chance de tomber enceinte.

La phase sécrétoire ou postovulatoire

Pendant les jours 15 à 28, s'il y a eu fécondation, le taux de progestérone augmente pour agir sur l'endomètre et le préparer à recevoir l'embryon. La glaire cervicale s'épaissit de nouveau pour empêcher toute intrusion dans l'utérus.

Si l’ovule n’est pas fécondé, le taux de progestérone chute et prive ainsi progressivement l'endomètre de son soutien hormonal. Au jour 28, les artères spiralées le composant se contractent une dernière fois avant de se relâcher brusquement. Aux premiers saignements, nous voilà revenues au jour 1 d'un nouveau cycle.

Pendant la phase sécrétoire, un déséquilibre prononcé entre le taux d'œstrogène et de progestérone peut provoquer le syndrome prémenstruel, bien connu de nombreuses femmes : fatigue, douleurs dans les seins ou encore humeur maussade ne sont que quelques exemples des maux qui lui sont liés.

 

Et voilà, vous savez tout ! 

Anne Andrieu